Afrika en kindsoldaten

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Het zal wellicht een vergeefse poging zijn een boek onder de aandacht te brengen dat juist handelt over het meest afschuwelijke dat we kinderen kunnen aandoen, ze misbruiken als soldaat. Treurig genoeg, het is een gevolg van onze wijze van leven en denken. Wij en zij… Vrije markt… Onze vrijheid… Wij geciviliseerd en zij? Het boek is van Ginny Mooy, een antropologe die zich al een aantal jaren inzet voor kinderen die een verleden hebben als soldaat.

Ter informatie nog een filmpje:


In een van de volgende blogs wil ik nog terugkomen op de kolonisatie van Afrika, vandaar alvast een verwijzing naar het boek “Les damnés de la terre” van Frantz Fanon. Het verscheen in 1961 met een geruchtmakende inleiding van Sartre, waaruit hier enkele fragmenten:

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Il n’y a pas si longtemps, la terre comptait deux milliards d’habitants, soit cinq cents millions d’hommes et un milliard cinq cents millions d’indigènes. Les premiers disposaient du Verbe, les autres l’empruntaient. Entre ceux-là et ceux-ci, des roitelets vendus, des féodaux, une fausse bourgeoisie forgée de toutes pièces servaient d’intermédiaires. aux colonies la vérité se montrait nue; les “métropoles” la préféraient vêtue; il fallait que l’indigène les aimât. Comme des mères, en quelque sorte.

L’élite européenne entreprit de fabriquer un indigénat d’élite; on sélectionnait des adolescents, on leur marquait sur le front, au fer rouge, les principes de la culture occidentale, on leur fourrait dans la bouche des bâillons sonores, grands mots pâteux qui collaient aux dents; par`es un bref séjour en métropole, on les renvoyait chez eux, truqués. Ces mensonges vivants n’avaient plus rien à dire à leurs frères; ils résonnaient; de Paris, de Londres, d’Amsterdam nous lancions des mots “Parthénon! Fraternité!” et, quelque part en Afrique, en Asie, des lèvres s’ouvraient: “…thénon! …nité!” C’était l’âge d’or.

Il prit fin: les bouches s’ouvrirent seules; les voix jaunes et noires parlaient encore de notre humanisme mais c’était pour nous reprocher notre inhumanité. Nous écoutions sans déplaisir ces courtois exposés d’amertume. D’abord ce fut un émerveillement fier: comment? Ils causent tout seuls? Voyez pourtant ce que nous avons fait d’eux! Nous ne doutions pas qu’ils acceptassent notre idéal puisqu’ils nous accusaient de n’y être pas fidèles; pour le coup, l’Europe crut à sa mission: elle avait hellénisé les Asiatiques, créé cette espèce nouvelle, les nègres gréco-latins. Nous ajoutions, tout à fait entre nous, pratiques: et puis laissons-les gueuler, ça les soulage; chien qui aboie ne mord pas.

1961. Écoutez: “Ne perdons pas de temps en stériles litanies ou en mimétismes nauséabonds. Quittons cette Europe qui n’en finit pas de parler de l’homme tout en le massacrant partout où elle le rencontre, à tous les coins de ses propres rues, à tous les coins du monde. Voici des siècles… qu’au nom d’une prétendue ‘aventure spirituelle’ elle étouffe la quasi-totalité de l’humanité.” Ce ton est neuf. Qui ose le prendre? Un Africain, homme du tiers monde, ancien colonisé. Il ajoute: “L’Europe a acquis une telle vitesse folle, désordonnée… qu’elle va vers des abîmes dont il vaut mieux s’éloigner.” Autrement dit: elle est foutue. Une vérité qui n’est pas bonne à dire mais dont – n’est-ce pas, mes chers co-continentaux? – nous sommes tous, entre chair et cuir, convaincus.

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