Een getuigenis over zionisme

Theodor Herzl au premier congrès sioniste à Bâle le 8 août 1897.




Er lijkt geen ontkomen aan, de staat Israël vernietigt zichzelf en met haar de zionistische droom, die uitgroeide tot een koloniaal project, met decimering van de autochtone bevolking incluis. Exact vergelijkbaar met de plannen van de nazi’s met betrekking tot de volkeren van Oost-Europa. De stichting van de staat gebeurde op gezag van mogendheden die verlost wilden worden van het zogeheten joodse probleem.

Shimshon, le grand-père de l’auteure.
Je kunt dus stellen dat Israël een legitematie van het antisemitisme betekende, immers zonder antisemitisme geen staat. Het verklaart tevens waarom die racistische fakkel brandende gehouden moet worden.

Het reëel bestaande zionisme heeft geleid tot een genocide begaan aan de Palestijnse bevolking met steun van traditioneel antisemitische volkeren van christelijke origine, vooraan die van de Verenigde Staten.

Als kleindochter van een zionist legde Francine Rosenbaum n.a.v. de gebeurtenis op 7 oktober een getuigenis af over haar grootvader als grondlegger van wat later zou uitmonden in het tegendeel van wat deze voor ogen had en de consequenties die haar vader getrokken had: “Le témoignage exceptionnel de la petite-fille d’un des pionniers du sionisme“, vorig jaar verschenen op de site ANTITHÈSE. Hieronder haar résumé.
 


 

MON PACIFISME RADICAL

Francine Rosenbaum

Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal mais par ceux qui les regardent sans rien faire.
Albert Einstein

J’ai compris que l’idéologie sioniste constitue aujourd’hui l’ultime tragique version de l’impérialisme et du colonialisme occidental. Le judaïsme d’avant la fin du 19e siècle était une religion inspirée de la Torah, pas un territoire, ni un pays, ni même une néo-langue. Alors qu’après la Seconde Guerre mondiale le monde civilisé remettait en cause le colonialisme, l’Europe a soutenu et largement financé le pro jet colonial des sionistes en leur octroyant le droit de déposséder de leurs terres les Palestiniens. Une caution qui permettait aux Occidentaux de se dédouaner des pires crimes antisémites jamais commis tout en s’assurant un avant-poste stratégique au Moyen-Orient et le contrôle des ressources de toute la région.

J’ai toujours été stupéfaite qu’à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, les pays occidentaux aient soutenu financièrement et politiquement l’émigration en Palestine de la majorité de leurs citoyens juifs persécutés par les nazis, au lieu de les accueillir généreusement et de les dédommager. Je suis profondément convaincue que le racisme, l’appropriation illégitime des biens d’autrui et l’inégalité sociale sont consubstantiels à l’idéologie néolibérale des sociétés occidentales.

Cette conviction a nourri mes choix de vie et mes engagements: les premières marches «antiatomiques», les luttes pour les bourses d’études, pour le vote des femmes, pour la décolonisation en Afrique, contre la guerre du Vietnam, pour le soutien aux grèves des ouvriers de Lip, contre la guerre des Balkans, pour les révolutions en Amérique latine, pour les réfugiés, pour les migrants et, transversalement, pour le désarmement et la paix, afin que l’argent qui finance les guerres soit consacré au bien-être des humains.

Mais je ne peux que constater qu’en Europe la gouvernance militaro-industrielle n’a jamais visé la paix et la concorde entre les peuples: la fabrication d’armements a été, et est plus que jamais, le socle porteur des hommes qui détiennent le pouvoir et les finances de notre société. Les guerres des deux derniers siècles ont causé un nombre de victimes chaque fois plus important. Environ 20 millions en 1914-1918, dont la moitié de soldats au front et l’autre de civils morts de faim et de maladies plus que des suites des bombardements.

Durant la Seconde Guerre mondiale (1939-1945), ce sont les civils qui sont devenus la cible principale de la guerre totale: plus de 80 millions de morts, dont le 75 % de civils. Dans les guerres contemporaines, les civils représentent désormais presque 90 % des victimes, comme ce fut le cas dans les Balkans, en Irak, en Syrie, au Yémen, ou encore en Afrique sub-saharienne, à cause des famines, des maladies et des violences de masse. Les données du SIPRI (Institut International de recherches sur la Paix de Stockholm) concernant le budget militaire mondial m’ont effarée: 2440 milliards de dollars en 2023, 2720 en 2024, soit une augmentation de 9,4 % en termes réels. Si cette tendance se poursuit, le budget militaire mondial pourrait atteindre près de 3000 milliards de dollars en 2025, voire plus selon les tensions et les crises.

A quoi servent tous ces armements sinon à tuer des millions de personnes pour enrichir quelques milliers de mâles Alpha qui se réclament d’un dieu unique et tout puissant? Dans ce contexte, la tragédie de Gaza constitue l’ultime horreur qui peut amener une remise en cause radicale de la gouvernance néolibérale et virile du monde avant son effondrement. La mobilisation pour la population de la Palestine massacrée par les armes occidentales fournies au gouvernement sioniste et messianique d’Israël rejoint bien d’autres luttes: celle contre les injustices sociales et le racisme, celle en faveur du respect et de la reconnaissance mutuelle, celle, aussi, pour la sauvegarde la nature et la paix, garante de la vie sur notre planète bleue. Le pacifisme a toujours été et est, sans aucun doute, mon espoir pour la survie des humains sur terre.
 


 
Francine Rosenbaum est orthophoniste ethnoclinicienne. Engagée dans l’accueil des enfants migrants, elle a bouleversé l’approche des troubles de la communication attribués au plurilinguisme. Fille de Wladimir Rosenbaum et Anne de Montet, elle est l’auteure, entre autres, de Les humiliations de l’exil (Fabert, 2008).


 

 

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